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Tout ça me manquera,

Tout ça me manquera,
Oh, j'en suis très fière. Une bien belle dissection! Charmante petite souris qui m'offrit de bon c½ur, j'en suis certaine, son appareil génital que je pu observer dans les moindres détails, ovaires, pavillon, trompes, utérus, reins... Très belle tuyauterie!

Toutes ces marrades en Svt, en math, en philo, avec vous tous autant que vous êtes, tout ces instants superbes de complicité, les sourires gigantesques que nous avons échangé, les coudes bien serrés on a affronté cette année qui me paraissait infranchissable et le baccalauréat. J'ai passé quelques mois mémorables, ce fut trop court, je ne veux pas que ça s'arrête, j'aimerais passer une année encore, juste un an de plus à vos côtés, parce que je m'y sens bien, que j'aime cette chaleur là, j'avais des repères, je m'y plaisais comme dans du coton, dans ce camps de concentration (Ismaël t'es génial!).
Ca n'a pas de prix de pouvoir ressentir ce réconfort, le sentiment de se sentir chez soi quand on entre dans la salle de classe, tous vos visages qui me sont si familier, chacun avait sa place rien qu'à lui. Vous êtes tous si différents, vous m'en avait tellement appris en un an, j'ai découvert en vous des personnages très attachants qui peuvent faire vivre de très belles histoires. J'éprouve pour vous un amour profond et sincère. Je ne veux pas vous quitter, je n'ai plus envie de mûrir, j'aimerais rester comme ça, encore un peu, je ne veux pas que ce soit dur de se dire au revoir, je ne veux pas que ça nous blesse. Je chérirais pouvoir encore ouvrir les yeux, entendre sauter mon c½ur dans la poitrine à la vue de mon réveil m'indiquant d'un air presque blasé que je n'arriverais pas à l'heure, sauter dans le glacial de ma chambre, plonger dans un pantalon, ingurgiter ma tartine sur le boulevard Victor Hugo, ne plus croiser les mecs de l'Epil qui même eux sont plus à l'heure que moi, se faufiler entre les distributeurs de journaux, prendre l'escalier de la station Porte des Postes en trombe parce que je pense à mes cuisses, pester d'avoir louper "de si peu" le métro, m'examiner le visage entre Gambetta et République pour vérifier de ne pas avoir de chocolat tout autour de la bouche, scruter la sortie du métro me soulageant de constater que je ne suis pas la seule à avoir un mal de chien à quitter mon plumard, courir dans le dernier peloton de Fénelon en talon, rejoindre la grille en sueur, supplier qu'on daigne nous ouvrir, escalader les escaliers avec 50°C sous mon manteau, chaque marche étant la raison suffisante pour quitter un vêtement et une fois arrivée en haut, jurer que le lendemain c'était décidé, je partirais bien à l'heure.Cette année est la plus belle de mes études que j'eu vécue.

Merci pour tout.
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 20:33

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